Bienvenue dans la commune de ZINSWILLER !
  L'HISTOIRE DE ZINSWILLER
  QUELQUES PHOTOS - QUELQUES BATIMENTS REMARQUABLES
  Mairie, Grand'Rue, 67110 Zinswiller Tél. 03 88 09 05 51 - Email : mairie@zinswiller.com
Maire :
Alphonse MEYER
   
  Situation géographie : Vallée de la Zinsel du Nord et du Lauterbach, forêts de Falkenstein
et de Frohret, étang de Linsenthal.



Zinswiller s'est développé à partir d'un camp romain ...



HISTOIRE


Les armoiries de Zinswiller



Coupé, au premier de gueules à enclume d'argent au deuxième d'azur au soleil d'or

L'enclume évoque le monde du travail mais plus précisément le travail du forgeron,
en l’occurrence ici c’est l'ancienne forge de Zinswiller qui est évoquée,
le bleu avec un soleil d’or nous rappelle le Blason de la famille De Dietrich.



SIGNIFICATION DU NOM "ZINSWILLER"

En Latin "Zinswiller" devient : Cicioneswilare, Zinzinwilare,
En Allemand : Zinsweiler
Autre variante : Zintzwiller


La signification du nom de "Zinswiller" :
Il existe plusieurs pistes de réflexion à propos de Ciciones, soit un nom propre,
CICIONES existe encore comme nom de famille.
Dans l'Est de la France, le nom de famille CICCIONE existe toujours, c'est un augmentatif
de Cicco (ou Ciccio), lui-même hypocoristique du prénom Francesco (François).
Peut-être le fondateur ou le leader premier de cette commune ?
En italie, des aliments
(une sorte de nouille du genre Spätzle) s'appellent ciciones,
mais il est difficile de faire un rapprochement,
dans ce même pays Cicione est un gros pétard explosif...
La mention dans des textes latins de ciciones, le place dans un contexte religieux,
des ténèbres ou d'une tempête (Cicione signifie cyclone).
Cicones est aussi une peuplade de Germanie mentionnée par Virgile
(poète Latin de -70 à -19 av. Jésus-Christ).

D'après Michel Paul Urban, Zinswiller signifierait "le domaine entouré d'une enceinte",
du latin CINCTIONE signifiant "action d'entourer, enceinte".
Mais il n'existe pas de traces d'une ancienne enceinte dans ce village quoique l'on ait
trouvé des pierres de taille !
La signification exacte du nom du village reste à découvrir ?
(Copyright : SCHMITT Bernard)




GENERALITES
Population de 808 habitants en 2005 (probablement appellé les Zinswillerois), altitude 260 mètres,
Chef-lieu d'une seigneurie appartenant d'abord aux Born, puis aux Ochsenstein,
aux Lichtenberg, aux Linange, aux barons de Dietrich. Vestiges gallo-romains :
bas-relief de Mercure, substructions d'un bâtiment agricole, hypocauste, céramiques,
monnaies et mobilier divers du 2ème au 4ème. Tombes mérovingiennes (Zinswiller).
Eglises catholiques et luthériennes de Zinswiller, modernes.

Sites : se trouve au pied des Vosges du Nord, Zinswiller au Pied de l'Immenkopf (494 mètres).
Nombreux rochers pittoresques : le Buckelstein, la "place des Sorcières", curieux ensemble
rocheux sculpté artificiellement (interprété comme lieu de culte, sépulture ou ancienne carrière).


Nouveau Maire depuis 2008 : Alphonse MEYER





Zinswiller en 1963.


Le village de Zinswiller se serait développé à partir d'un camp romain, mais rien ne le
prouve réellement.

Les CAHIERS D'ARCHEOLOGIE ET D'HISTOIRE D'ALSACE N° 99-100, en 1934 mentionne
la trouvaille d'une Stèle funéraire (stèle-maison), en avril 1933.
Cette stèle funéraire romaine avait été exhumée dans un champ du village, ces monuments
sont très rares dans la plaine alsacienne.
Cette stèle avait été découverte dans un champs situé sur le flanc oriental du "REUBBERG",
au canton "ALTE REBEN", près du Cerisier communal. Le champ appartenait, à l'époque, à
la veuve HAETTEL. Le monument n'était recouvert que d'une faible couche de terre de
35 cm.
Le REUBBERG est la hauteur qui s'élève entre le village de Zinswiller et la maison forestière
de WISSBACH. Un chemin qui représente tous les caractères d'une voie romaine relie ces
deux points.
La stèle est bien travaillée et admirablement conservée. Elle a une hauteur de 38cm, largeur
de 30 cm et profondeur de 30 cm. Les stèles maisons servaient à abriter les cendres des
défunts. La forme de cet objet appartient à la fin du 1er et au début du 2ème siècle après
Jésus-Christ.


Trouvaille d'une stèle-maison à Zinswiller datant de la période romaine.


Le nom de Zinswiller apparaît pour la première fois en 742, puis en 746 lors d'un
don de terres situées à Ciciones-wilare en faveur de l'abbaye de Wissembourg. En 828
a lieu un échange de propriétés entre l'abbaye de Schwartzbach et le comte Erkingar.
En 884, l'empereur Charles le Gros offre des propriétés sises à Zinswiller à l'abbaye d'Andlau.

En 1178, on y trouve encore des possessions de l'abbaye de Sturzelbronn, puis en 1246,
d'autres de la Commanderie de Dahn. Le village était donc relativement important dès le
Moyen-Age. On comptait 17 fermes vers l'an 850. Le couvent de Dahn (entre Zinswiller et
Offwiller) fut fondé en 1245-1246 par les Chevaliers de l'Ordre Teutonique. Les bâtiments
se trouvaient sur le ban d'Offwiller et les terres et l'étang sur le ban de Zinswiller.
Le village de Zinswiller était sur un chemin des pélerins de St Jacques, d'où
le saint patron de l'église paroissiale. Zinswiller appartenait en fief aux comtes de la
Basse-Alsace qui l'ont rendue en 1332 aux Sires de Lichtenberg. Les comtes d'Ochsenstein
y possédaient également des droits qu'ils vendirent aux sires de La Petite Pierre,
qui les revendirent aux Lichtenberg en 1456. Incorporé au baillage d'Oberbronn,
Zinswiller passa en 1480 aux Comtes de Deux-Ponts-Bitche, puis en 1551 au comte
Philippe 1er de Limange-Westerbourg. Il y introduisit le Réforme en 1568.

En 1601 dans un texte d'un atelier de forge exploité sous le comte Louis de
Limange-Westerbourg, qui la louait pour 9 ans à un gérant. Les actes des Limange
montèrent une interruption de l'activité durant la Guerre de Trente Ans.
Le village fut totalement dévasté et repeuplé par des immigrants.
L'usine fut rachetée en 1766-1767 par Jean De Dietrich au comte de Loewenhaupt.
Puis vint la Révolution et la situation fut plus stable, concernant les dominations du village.

La commune de Zinswiller, forte de 765 habitants, situé au Nord de l'Alsace au piémont
des Vosges gréseuses, est caractérisée par la présence de l'usine "De Dietrich".

Les habitations, de construction récente pour beaucoup d'entre elles, les anciennes ayant
été détruites pendant la seconde guerre mondiale, se sont érigées et étendues autour de
l'entreprise, souvent construites par celle-ci et louées à son personnel. Les caractéristiques
architecturales du village s'expliquent par la forte influence exercée, surtout dans le passé,
par cette entreprise sur le tissu urbain et la vie sociale des habitants.
 Entouré par une ceinture d'arbres fruitiers hautes -tiges, parcouru par la rivière Zinsel

bordée d'aulnes, de peupliers et de saules, adossé au massif forestier, parsemé de trouées
de verdure, le village présente un paysage admiré et envié.


Le 1 février 1974 OBERBRONN ( Bas Rhin ) devient OBERBRONN ZINSWILLER ( Bas Rhin )
Reprenant son autonomie en 1993 après 19 ans de fusion avec le village voisin.
De nos jours, si cette fusion avait persévérée ce serait la cinquième plus grande ville du

canton avec 2207 habitants (mais elle reste au dixième rang).

Vingt et une associations et assimilés enrichissent la vie sportive, culturelle et religieuse

dans la commune.

Zinswiller se prévaut d'un tissu artisanal commercial et de services au-dessus des normes :

boulangerie, boucherie, alimentation et restaurant assurent la subsistance quotidienne
de proximité, menuiseries et artisans divers font connaître le village au-delà de ses limites
naturelles, médecin, dentiste et infirmières prennent soin de la santé des concitoyens.

(Informations récupérées sur le site web de Zinswiller)


Inondation à Zinswiller




LE 11 DECEMBRE 1944



Exemplaire de bombardier US crashé à Zinswiller : B24 LIBERATOR


Au printemps 1998, une équipe de militaires américains fouille le sol dans la forêt de
Zinswiller.

Sur les lieux du crash d'un bombardier Américain en 1944.
Le bombardier rentrait d'une mission de bombardement à la fin de la dernière guerre
mondiale.

C'était le 11 décembre 1944 que le "B 24 Liberator" s'était écrasé sur le ban de Zinswiller,
avec son équipage de neuf hommes.
Durant trois semaines des soldats américains fouillèrent le sol de la forêt de Zinswiller.

Sous la responsabilité d'un ingénieur et d'un anthropologue, c'est un travail de fourmi
qui a été mené. Ce ne sont plus les vestiges de l'avion qui interressèrent les chercheurs
mais plutôt les corps des soldats morts. Difficile de dire de quel membre d'équipage
ils provenèrent. Impossible aussi d'envisager une reconstitution complète des corps,
sans doute disloqués lors du crash du bombardier. Beaucoup d'autres avions alliés
sont tombés aux alentours durant cette seconde guerre mondiale. On suppose que
l'appareil devait voler à basse altitude après avoir été gravement touché au dessus de
la Hollande. C'est alors qu'une collision avec un autre avion, tombé vers Mulhausen,
lui aurait été fatale, le mystère reste ouvert.


Des pilotes américains retournent chez eux, 50 ans après la 2ème guerre mondiale.

Henry C. Lewis cadet, 1er lieutenant d'armée, un pilote de la deuxième guerre mondiale

abattu en France, il avait été sans nouvelle près d'un demi-siècle. Il a été signalé disparu
depuis le 11 décembre 1944, quand son bombardier B-24, retournant d'un
bombardement de l'Allemagne, il est entré en collision dans un secteur abondamment
boisé près de Zinswiller. Personne n'a jamais su ce qui est arrivé au jeune pilote
originaire du minuscule hameau de Centreville au Maryland’s Eastern Shore.
Dans les années qui ont suivi, sa femme, Catherine, se remariait; ses deux filles,
l'une d'elle il ne l'avait jamais vu, elles grandissaient ne connaissant pas leur père.
Elles ont vécu avec l'ombre d'un homme qui n'est jamais revenu de la guerre.


Le pilote Lewis du bombardier B24-1 avec sa femme Catherine et leur fille.

Cinquante-sept ans après que son avion a été disparu, le corps de Lewis a été récupéré

et rendu à sa patrie. En employant des échantillons d'ADN, les militaires ont identifié
ses restes et ceux de sept des huit aviateurs disparus qui l'ont accompagné.
Le corps du pilote et son équipage ont été enterrés avec des honneurs au
Cimetière Arlington. Le corps de Lewis a été rendu à sa ville natale à travers un
service funèbre militaire. Lewis, qui avait été un étudiant a l'université de Washington,
il avait rejoint la Garde nationale et avait ensuite reçu une formation en temps que
pilote de bombardier avec le Corps d'Armée Aérien. Il avait été placé à Tibenham,
en Angleterre, avec le 445ème Groupe de Bombe. Il avait volé pour des missions
de trois mois de laquelle il a échoué. Son camarade de classe, Madison Bordley,
se souvient très bien. Les deux étaient des amis très proches et ont entretenu des
relations après la réception de leur diplôme. Lewis visitait Bordley à Baltimore les
week-ends. Tous les deux ont rejoint les forces armées. "Il est entré dans l'Armée;
je suis entré à la Marine" se rappelle Bordley . "Il est allé en Angleterre; j'étais dans
le Pacifique du Sud-ouest. Et nous projetions d'être à la maison en même temps.
Alors je suis arrivé à San Francisco et j'ai appris qu'il avait été abattu".
Les investigateurs ont constaté que des restes de parachutes ont été trouvé dans
l'épave du bombardier, indiquant que l'avion est descendu si vite que personne
n'était capable de sauter avec une sécurité. Le constat fut que lui et l'équipage de
huit hommes sont morts dans une collision aérienne avec un autre bombardier
lors d'un brouillard dense. L'avion apparemment a piqué du nez en terre et éclaté
en plusieurs morceaux. Pendant que la guerre faisant rage autour d'eux, les
résidants locaux n'ont fait aucun effort pour identifier le site de l'avion écrasé.
Ce n'est qu'en 1997 que les français ont découvert le site et ont commencé des

fouilles pour récupérer des parties de l'avion et les restes de l'équipage.
Le mystère pour la famille de Lewis a commencé à s'éclaircir en 1998, lorsque
Sandy Lewis Metz a rendu visite aux parents de son mari en France.
Elle et le mari étaient dans le secteur de Haguenau et Strasbourg, ne sachant pas
que les fouilles de son père et de l'avion avait lieu juste à 50 kilomètres de distance,
à l'extérieur du village de Zinswiller.


Mémorial en hommage aux américains victimes du crash d'un bombabier US, B24-1.
Monument aux morts : Sculpture de Bernard PETRY (Meisenthal)

Joseph Mannheim, un des parents français, a envoyé plus tard les photos de famille

d'un mémorial érigé dans Zinswiller, commémorant l'avion américain et son équipage.
Bernard Huntzinger, un Français à l'origine de la mise en place du monument
commémoratif, avait relancé l'armée U.S. en 1995. Le gouvernement américain a
été notifié et des opérations grandeur nature ont été lancées pour identifier
l'avion et l'équipage. La fille de Lewis, Nancy, dit que la famille est reconnaissante
à l'Armée pour avoir ramener son père aux U.S.A. et aux gens du Cimetière National
Arlington pour leurs soins précieux. D'abord c'était un choc, mais nous avons
été très heureux. Nous avons été notifiés en 1999 et nous avons attendu patiemment.
Nous avions beaucoup de temps pour y penser. Si le site de l'accident avait été
découvert plus tôt, avant que la mise à l'épreuve d'ADN ne soit disponible, nous
n'aurions jamais su la vérité. Il a été enterré avec les honneurs militaires juste
deux semaines avant les attaques sur World Trade Center et le Pentagone,
sa fille note : "après le 11 septembre 2001, nous comprenons à nouveau la valeur
des morts. C'était il y a 57 ans. Et maintenant, ici nous sommes à nouveau dans
une telle situation".


Un Hiver 1950 à Zinswiller.




Et n'oublions pas l'usine métallurgique "De Dietrich".
Forge et haut fourneau attestés en 1601; acquis par Jean Dietrich entre 1760 et 1767; construction

d'une fonderie, d' un martinet et d'ateliers de moulage entre 1767 et 1789; extension en 1813 et
1824; émaillerie construite en 1850 et atelier de fabrication des émaux en 1879 (porte la date,
accompagnée de deux marteaux croisés); ancien magasin des baignoires porte la date 1876;
magasin des émaux ajouté en 1902; haut fourneau arrêté en 1871 ou 1885, et martinet arrêté en
1890; nouvelle émaillerie vers 1900, agrandie en 1905; nouvelle unité de fabrication en 1912 avec
fonderie, ateliers, magasins et centrale électrique; destructions lors de la guerre en 1944 et 1945;
ateliers de chaudronnerie construits en 1949, agrandis en 1960 et 1963; nouveaux ateliers en 1967,
1974 et 1976 avec chaudronnerie, usinage, montage; émaillerie et four industriel (datés par sources
et par travaux historiques).




En 1807, les confessions religieuses principales sont :
Catholiques : 59%
Luthériens : 38%
Calvinistes : <1%
Juifs : 1%




Au début du siècle dernier (1935), une importante inondation à Zinswiller.
Ce phénomène naturel s'est renouvelé plus de 60 ans plus tard.





Liens Web :

Le club de foot :
olympique zinswiller
fait patie de la
ComCom de Niederbronn
http://www.dedietrichddz.com/
Site Web de la commune
http://www.cyberzins.fr/
Cyclo-club de Zins









UN NOUVEAU LIVRE !




Le nouveau livre "Frédéric II de Hohenstaufen (1194-1250) De la Sicile à l'Alsace" est d'ores et
déjà disponible (novembre 2010).
C'est un ouvrage collectif basé sur les communications présentées au colloque de Kaysersberg
en 2009 sur le même thème.

Format 16X24
268 pages
Papier Bouffon blanc 80g
Prix: 32 €
Frais d'envoi: 7€ (France métropolitaine) 12 € (Europe)
Commande: par chèque à l'adresse l
'APECM 23, Grand-rue F-67110 ZINSWILLER.



























 

 

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