SUR LES TRACES DU PASSE DE REICHSHOFFEN
mise à jour le 7 juin 2002
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LES EGLISES, TEMOIGNAGES DE FOI ET LA PRESENCE JUIVE





Dans de nombreux villages, deux clochers témoignent de la présence de deux communautés chrétiennes :
catholique, protestante et autres confessions chrétiennes.
L'Alsace à la croisée de courants de pensée, demeure la région la plus multiconfessionnelle de France.


La Paroisse Catholique Saint-Michel


Le clocher de l'église catholique domine fièrement toute la contrée.


HISTORIQUE
Avant que la Révolution Française crée les communes, on parlait de la "paroisse du Val de Reichshoffen".
Son passé a valu à la paroisse de disposer d'une église classée "Monument historique", dont la construction dans un style classique remonte à la fin du XVIIIe siècle (1772). Le clocher haut de 72 mètres renferme un carillon de cinq cloches dont la sonnerie a fait retenir son inscription à l'inventaire des Monuments historiques dès 1917. Enfin, depuis janvier 1977, le secrétariat d'Etat à la Culture a classé le buffet d'orgue Stiehr-Stieffel.

A l'écart du bourg la paroisse possède la chapelle de Wohlfahrtshoffen, restaurée il y a quelques années. Le choeur gothique sur croisée d'ogives du XIVe siècle a été augmenté au XIXe siècle d'une nef rectangulaire. Le restaurant attenant donné en gérance libre est également propriété de la paroisse.

En 1972 la commune a doté la paroisse d'un nouveau presbytère d'un style résolument moderne au 9 Place Jeanne d'Arc.

FONCTIONNEMENT DE LA PAROISSE

En vertu du Concordat de 1802 toujours en vigueur en Alsace-Lorraine, ce n'est pas le curé mais le Conseil de Fabrique qui gère matériellement la paroisse. A ce conseil de 5 membres s'ajoutent de droit le curé et la maire catholique de la commune. Le remplacement des membres se fait par vote du conseil même (cooptation).

Pour l'animation pastorale le Concile Vatican II a proposé à chaque paroisse de constituer un Conseil Paroissial où se retrouvent des chrétiens actifs qui acceptent de porter avec le prêtre la responsabilité de toute la vie paroissiale et de l'évangélisation.



LA PAROISSE PROTESTANTE
(Eglise Evangélique Luthérienne)



Installation du premier pasteur en 1962

HISTORIQUE

Pour la communauté protestante de Reichshoffen, beaucoup de personnes du 20ème siècle ont vécu son histoire. L'histoire de la paroisse protestante est jeune, dynamique et cultive un esprit de famille.
Avant la deuxième guerre mondiale, on trouvait à Reichshoffen une trentaine de protestants qui s'intégraient les uns à la paroisse de Niederbronn, les autres à celle de Gundershoffen.

Après la deuxième guerre mondiale, le nombre de protestants augmentait régulièrement et bientôt s'élevait à quatre cents personnes. De nouveaux problèmes se sont posés : enseignement biblique, cure d'âme; vie spirituelle de toute la communauté.

Pour ces raisons, l'Eglise nomma un premier pasteur Thomas Brech. Celui-ci oeuvrait activement à Reichshoffen-Windstein de 1962 à 1971.
De 1971 à 1973 les responsables et conseillers presbytéraux ont oeuvré avec zèle et enthousiasme au sein de la paroisse. En 1973 la croissance faiblie.
Un nouveau pasteur fut nommé en automne 1977 (Jean-Pierre Bronnenkant) et depuis 1992 le pasteur Monique Gisselbrecht.
En 2002, la paroisse a fêté ses 40 ans d'existence, avec une belle croissance.

UN LIEU DE CULTE


Eglise Protestante (Photo SB)

La paroisse protestante n'ayant pas d'Eglise, les cultes et différentes réunions se tiennent à l'ancienne école de filles, 8 rue du Général Leclerc. Ce bâtiment est mis à la disposition par la commune civile.

Les travaux de rénovation ont commencé, car la nouvelle toiture est terminée. La rénovation de la salle paroissiale ainsi qu'un logement pour le pasteur au premier étage sont envisagés pour l'année 1979. Aujourd'hui les locaux sont disponibles, vis à vis de l'église catholique, dans l'ancien "Hôtel la fleur" et l'ancienne école, le bâtiment date de 1859.
Une rénovation intérieure est faite en 2002.


L'EGLISE EVANGELIQUE LIBRE

Cette communauté évangélique de Reichshoffen (dont la Bible dans son intégralité constitue l'autorité en matière de foi et de vie et la souveraineté de Jésus-Christ est reconnue dans l'existance du croyant) connaît son démarrage à Gundershoffen. Avec un passé récent, elle est propulsée de l'avant par des femmes célibataires, très dynamique et prenant appui dans la prière elles commencent un travail d'évangélisation dans les années 1970. Des personnes s'ajoutent à ce groupe et ne cesse de grandir.

En 1993, la communauté achète un local (ancienne maison De Dietrich) dans la commune, presqu'à cheval entre Gundershoffen et Reichshoffen.
Aujourd'hui, renforcée par un pasteur, cette communauté, près d'une cinquantaine de personnes, devient le troisième témoignage chrétien dans la ville.


Le lieu des rencontres de l'Eglise Evangélique Libre de Reichshoffen.


COMMUNAUTE JUIVE

Le témoignage Juif est actuellement très faible et c'est pourquoi la synagogue de Reichshoffen n'est plus opérationnelle. Mais le passé a laissé des traces ...

Dès la guerre de trente ans, la présence de juifs est constatée à Reichshoffen (un manuscrit écrit en hébreux intitulé "les mémoires d'Ascher Lévy à Reichshoffen 1593-1635" et traduit en allemand par le Docteur Ginsburger en 1913 nous relate les atrocités de 1633 qui frappaient les juifs et les non-juifs).

En 1729 on note vingt familles juives à Reichshoffen et en 1784 trente neuf familles comprenant 175 personnes.

En 1763, Reichshoffen est une commune aisée, ses recettes s'élèvent à trois mille quatre cent quatre vingt deux livres, provenant pour l'essentiel de la location des champs et des prés, de l'exploitation des nombreuses forêts. La location des emplacements pour les marchés du jeudi et pour la foire de la St Georges et de la St Michel, rapporte soixante livres. Les juifs, quant à eux, payent cent soixante seize livres comme droits de pâturage et de glandée.

En 1810, Reichshoffen comptait 2346 habitants (2112 catholiques, 23 protestants, 5 calvinistes et 206 juifs), 4 étrangers et 47 militaires.

En 1851, conformément à l'article 27 de la loi du 15 mars 1850, une école privée israélite ouvre ses portes dans un local situé au premier étage de la maison n°164 rue dite Hauptgasse ou rue du Temple (le premier instituteur fut Moïse Gimpel, lui-même remplacé en novembre 1851 par Samuel Weill. A partir de 1854 c'est Gabriel Loeb qui dirigea l'école israélite jusqu'au 4 mai 1888, lui-même remplacé par Abraham Levy. Les effectifs étaient les suivants : 41 en 1855, 53 en 1856, 52 en 1866, 39 en 1873. C'est en 1919 que l'école israélite est supprimée. Il restait 6 enfants).

Au cours de la première moitié du 19e siècle la population israélite a régulièrement augmenté pour atteindre le nombre 260 en 1848.
Avant la guerre de 1939-1945 on dénombrait 145, aujourd'hui il en reste qu'une dizaine.

La synagogue juive est implantée dans la rue du même nom, elle date de 1851. Depuis la mort de M. Yvan Lang (1967) ministre officiant, il n'y a plus de culte dans ce temple israélite (il faut en effet, d'après le règlement judaïque, la présence de 10 membres hommes pour prière publique).

LA SYNAGOGUE


La synagogue dans sont état actuel (Photo SB)

Implantée dans la rue du même nom, la synagogue date de 1851. Depuis la mort de M. Yvan Lang (1967) ministre officiant, il n'y a plus de culte dans ce temple israélite (il faut en effet, d'après le règlement judaïque, la présence de 10 membres hommes pour prière publique).
Dès la guerre de trente ans on note la présence de juifs à Reichshoffen (un manuscrit écrit en hébreux intitulé "les mémoires d'Ascher Lévy à Reichshoffen 1593-1635" et traduit en allemand par le Docteur Ginsburger en 1913 nous relate les atrocités de 1633 qui frappaient les juifs et les non-juifs).
En 1729 on note vingt familles juives à Reichshoffen et en 1784 trente neuf familles comprenant 175 personnes.
Au cours de la première moitié du 19e siècle la population israélite a régulièrement augmenté pour atteindre le nombre 260 en 1848.
Avant la guerre de 1939-1945 on dénombrait 145, aujourd'hui il en reste qu'une dizaine.
L'ancienne synagogue détruite par un incendie en 1862 se trouvait à l'emplacement actuel de la "Backstub" de la boulangerie Krebs, rue des Juifs (dans une lettre adressée par la communauté israélite au préfet du Bas-Rhin le 15 juillet 1844 nous relevons que l'ancienne synagogue d'hommes n'avait que 7 mètres 50 sur 7 mètres 50 et celle des femmes 5 mètres sur 5 mètres).
L'ancien bain rituel était implanté rue de la Fontaine (à côté du restaurant Jung).
Dans la tradition juive, la femme prenait chaque mois un bain de purification conformément aux prescriptions rabbiniques.
Aujourd'hui, aucun Juif conservateur de leur bien c'est manifesté pour la restauration du bâtiment.

EVOLUTION DES DIFFERENTES CONFESSIONS CHRETIENNES ET JUIVE


Trois principales confessions chrétiennes sont présentes dans la ville de Reichshoffen :
les catholiques, les protestants et les évangéliques.
Une femme de foi, telle que Suzanne de Dietrich, se rapproche de la mouvance protestant et évangélique libre.






Graph de la population catholique à Reichshoffen.



Suzanne de Dietrich (1891-1981) la pionnière

Une femme de foi.

Une femme de foi, telle que Suzanne de Dietrich, se rapproche de la mouvance protestant et évangélique libre.

Des 90 années de la vie de cette arrière-petite-fille d'Amélie-Louise de Dietrich, on pourrait retenir son tempérament de pionnière.
Pionnière, Suzanne de Dietrich le fut comme femme, qui plus est une femme de très petite taille et dotée d'une infirmité congénitale lui rendant la marche difficile: il était rare pour une femme, au début du siècle, de faire des études d'ingénieur !
Elle est ainsi l'une des premières femmes à obtenir le diplôme d'ingénieur-électricien en 1913, motivée par l'intention de participer à la direction de l'entreprise familiale "De Dietrich Reichshoffen".

Mais lors de ses études d'ingénieur à l'Université de Lausanne, elle prend part à la vie de l'Association Chrétienne d'étudiants. Protestante convaincue, elle découvre les richesses des autres confessions. Elle choisit de donner une toute autre orientation à l'existence, s'installant à Paris en 1914. Suite à la Mobilisation générale de tous les hommes, elle accepte d'assurer la continuité de la Fédération Française des Associations Chrétiennes d'Etudiants, devenant une pionnière du mouvement œcuménique. Dès lors, se forge sa vocation de bibliste au service des jeunes qui reste, jusqu'à la fin, la dominante de sa vie.
Par son intelligence et par sa foi, elle exerce une influence considérable sur les universitaires chrétiens.
En 1946, elle devient directeur-adjoint à l'institut Œcuménique de Bossey en Suisse. Pendant près de dix ans, elle y enseigne et diffuse la culture théologique œcuménique parmi les théologiens et laïcs du monde entier. Ses activités bibliques et œcuméniques la font ensuite beaucoup voyager. Enseignante et voyageuse infatigable, elle multiplie les conférences, séminaires et cours bibliques à travers le monde et trouve, malgré ses nombreuses activités le temps d'écrire de nombreux articles et une vingtaine d'ouvrages. Deux d'entre eux ont un retentissement mondial : "Le dessein de Dieu" traduit en onze langues et le "Renouveau biblique".

Toute sa vie, Suzanne de Dietrich se distinguera ainsi par une activité intense et multiforme par une étonnante ouverture d'esprit, son attention aux autres et une passion de la vie qui ne l'a jamais quittée.

Grâce à un don pédagogique, à un sens aigu des injustices sociales et de la souffrance, à une clarté d'expression qu'elle attribuait à sa formation d'ingénieur : Suzanne de Dietrich fut une pionnière au Centre du Renouveau Biblique qui marqua le XXe siècle.
Théologienne alsacienne, elle a connu un rayonnement mondial.

Extrait du journal d'entreprise De Dietrich (décembre 1997)

Un tel témoignage devrait nous interpeller, la vie chrétienne est vécue de façon authentiquement et le cœur du croyant exprime sincèrement la foi chrétienne.

Suzanne De Dietrich
Aujourd'hui, les ateliers de la fondation « Sonnenhof » à Reichshoffen porte son nom.



Sources des informations :
Journal municipal (texte sur l'église évangélique),
Société d'histoire de Reichshoffen (texte sur les paroisses catholique-protestante et Juifs + synagogue),
De Dietrich (texte et photo sur Suzanne De Dietrich)



Un responsable de l'église Amish-Mennonites "Isaac Hochstettler" a vécu Reichshoffen.

Isaac Hochstettler était le neveu de l'immigrant américain Jacob Hochstetler. A la différence de son oncle, Isaac est resté en Europe. Il est né à Weinberg (en 1740), aussi appelé Climont, dans le Val de Villé, une vallée à environ 80 kilomètres au nord de Sainte-Marie-aux-Mines. Son père, Johannes Hochstettler est probablement né à Sainte-Marie-aux-Mines, la famille est venue de la Suisse aux alentours de 1700. Sa mère était Anna Wagler, qui est originaire de Muesbach (Masbach) près de Colmar. Sa famille était également originaire de la Suisse. La famille a dû quitter Sainte-Marie aux environs de 1715, quand un ordre du Roi français Louis XIV a décrété qu'aucun Protestant ne pourrait rester sur le territoire français. Cela a aussi affecté les Anabaptistes qui ont vécu près de Sainte-Marie. Après l'expulsion de la Suisse pour la même raison, ils se sont sentis exclus. Les Hochstettlers étaient des Anabaptistes, connus dans l'Amérique comme Amish-Mennonites. Johannes et d'autres membres de sa famille étaient peu disposés pour quitter l'Alsace, ainsi que certains de leurs membres d'église, se sont déplacés dans les montagnes des Vosges, cherchant quelque propriétaire qui leur permettrait de rester là et de travailler, pour vivre en paix vis à vis des autorités en place. Isaac est né dans cette situation en 1740, deux ans après que son oncle Jacob soit arrivé en Amérique. Il avait un frère Christian deux ans plus âgé que lui et une soeur Anna, quatre ans plus jeune. Quand les enfants étaient encore jeunes, vers 1750, la famille s'est déplacée dans le secteur montagneux appelé STRUTH, près du village d'Asswiller. Christian a épousé Barbara Nafziger et après sa mort a épousé Madeline Nafziger. Les filles de Christian Nafziger étaient probablement des soeurs, habitants à Steinbacherhof qui est une grande ferme près de STRUTH.

( En bref, l'Histoire de Struth ...
En 1571, le comte palatin Georges Jean de Veldenz permet la création d'une verrerie dans la forêt de "Strautt" près de Tieffenbach et accorde pour cela 100 acres de terrain.
Douze familles viennent alors s'y établir, à charge de défricher cette surface dans un délai de trois ans et de construire 12 maisons.
Une seconde verrerie est créée en 1574. L'une d'elles semble ne plus exister en 1626 et être à l'origine du Hameau du Hansmannshof.
A la fin du XVIIe siècle, le domaine appartient à Claude de la Croix, maître de danse des comtes palatins, qui entreprend une rénovation du ban en 1692.
Le domaine passe peu après à Louis du Titre, commerçant à Phalsbourg, dont les héritiers le vendent en 1703 à Sébastien de Fouquerolles. Celui-ci décide de créer un village ouvert à tout luthérien réformé, catholique, juif ou anabaptiste.
La famille de Steinkallenfels y possède également des terres. Une communauté anabaptiste y fonde alors la cense du Hansmannshof.
En 1756, Struth est vendu aux comtes palatins.
Au milieu du XIXe siècle, les israélites constituent un tiers de la population et pratiquent le commerce, tandis que les autres habitants sont surtout agriculteurs et bûcherons).

Le premier mariage d'Isaac était avec Maria Siegel, dont la famille a vécu dans la région de la Saare en Allemagne. Ce mariage a dû avoir lieu quelques années après 1760, pour son frère Christian qui c'est déplacé dans le Nord de Gumbrechtshoffen en 1768, tandis qu'Isaac s'est déplacé au Lauterbacherhof hameau voisin; tous les deux étaient près de la ville de Reichshoffen. Le fils d'Isaac Jacob est né en 1765, probablement peu de temps après ce déplacement. Jacob était le seul enfant d'Isaac issu de son premier mariage. La femme d'Isaac est morte vers 1770 et il a ensuite épousé Anna Rupp, la veuve de Hans Ringenberg. Ringenberg avaient été le locataire de la ferme connectée avec le château Bärbelstein (Berwartstein) à la frontière dans le Palatinat en Allemagne. À ce moment-là Isaac avait été choisi comme ministre (ou ancien) dans l'église Amish-Mennonite au Frönschburgerhof en Alsace. Ainsi de 1770 à 1784 il a vécu en Allemagne et était "ancien" dans une église qui avait des membres qui ont vécu dans les deux pays, la France et l'Allemagne. À la Conférence Essingen en 1779 appelée par Hans Nafziger Aîné d'Essingen, Isaac a été nommé comme ancien à l'église du Frönschburgerhof, quoiqu'il vive au Bärbelsteinerhof. Son frère Christian à sûrement vécu au Lauterbacherhof pendant cette période.
Après la deuxième femme d'Isaac, Anna Rupp est morte au alentour de 1784, il est retourné en Alsace et a épousé Catherine Schantz. Il aurait pu vivre à nouveau au Lauterbacherhof, puisqu'un rapport de Reichshoffen a un avis du mariage "de Jean Hochstettler et Anna Hollin" en 1799. Erwin Hochstättler de Cologne, en Allemagne un descendant d'Isaac et un historien, a désigné que les signatures au contrat de mariage disent "Isaak Hochstettler et Anna Hollin." Jean ou Johannes étaient le père d'Isaac et d'une façon ou d'une autre les noms ont été mélangés. Donc nous concluons que c'était un rapport d'Isaac de son quatrième mariage et que sa femme Catherine Schantz était morte après un mariage de 1784. Isaac a vécu pendant la dernière période de cette vie au Neuhof près de Niederlauterbacherhof jusqu'à sa mort en 1817. Aucun doute il a continué ses devoirs en temps qu'ancien jusqu'à l'âge de 77 ans. Par ce temps-là son oncle Jacob en Amérique était décédé depuis 1776 et tous ses enfants étaient également morts. Il n'y a aucun rapport qui indiquait que les familles avaient contacté l'un où l'autre après l'émigration de Jacob en Amérique. Au quatrième mariage d'Isaac, il avait 56 ans et Anna avait 47 ans. Elle était la veuve de Christian Güngerich de Steinseltz, Isaac avait huit enfants, comme suit :
Le fils le plus agé d'Isaac est JACOB (1765-1857) il était un "ancien" Amish à Münsterhof dans le Palatinat. Il était le seul fils d'Isaac issu de sa première femme Maria Siegel. Il est né à Lauterbacherhof en Alsace.
Le deuxième fils PETER est né à Bärbelstein en 1771, a épousé Magdalena Unsicker et a vécu d'abord à Lauterbacherhof et ensuite à Neuhof dans l'Alsace. Il s'est déplacé plus tard à près d'Augsburg en Bavière. Peter est mort en 1822. Sa veuve était la personne qui a dit avoir reçu une lettre de la Pennsylvanie parlant du massacre des Hochstetler.
Son fils Joseph a émigré vers 1820 ou après la mort de son père en 1822 et s'est installé dans l'Illinois, où il est mort en 1854. Certains de ces descendants vivent maintenant près de Pékin, l'Illinois. Un responsable de l'église Amish-Mennonites "Isaac Hochstettler".

 
 


Le Lauterbacherhof (directement accolé à Reichshoffen, mais faisait autrefois faisait partie de Gundershoffen,
dans son état actuel, avec un petit cours d'eau).


 


La foi d'un chef d'entreprise


Un homme de foi, Albert De Dietrich (1802-1888) distribuait des Bibles à ses ouvriers.

L'influence spirituelle de la famille de Dietrich sur les habitants de Reichshoffen est à évoquer.
Après la mort de la femme d'Albert de Dietrich en 1839, celui-ci trouva force et consolation dans la parole de Dieu à l'heure de la détresse. Il voulut ainsi partager ce vécu avec ses ouvriers, et après la mort de sa seconde femme, il réunit chez lui tous ses ouvriers, pour leur offrir à chacun un exemplaire de la Bible, portant écrit de sa main l'extrait biblique I Pierre chapitre I verset 24 "Car toute chair est comme l'herbe, et toute sa gloire comme la fleur de l'herbe. L'herbe sèche, et la fleur tombe; mais la parole du Seigneur demeure éternellement". Il leur adressa à cette occasion un appel pressant de se donner à Dieu, tel que l'apôtre Pierre lors de la première pentecôte invitait les personnes attentives à son message de se tourner vers le Dieu de Jésus-Christ. Un possesseur de l'une de ces Bibles disait "cela c'était un sermon ! Aucun pasteur m'a encore remué comme cela dans mon coeur. Ah ! Si vous l'avez entendu nous raconter qu'il n'avait pas voulu croire d'abord et que Dieu l'avait mis dans la fournaise, comme les pierres là-bas au haut-fourneau ! Nous pleurions tous, oh oui, nous pleurions tous ..."



De nos jours, il existe encore dans la ville de Reichshoffen et les alentours,
des témoignages de personnes ayant une foi vivante et osant la partager
(ci-dessous un témoignage contemporain d'un Reichshoffenois)

J'ai grandi sans histoire jusqu'à 21 ans. Là une amie m'a abandonné. J'ai tellement dramatisé cette affaire que j'ai quitté mes parents et mon boulot, sans toucher un mot à qui que ce soit. J'ai volé de l'argent et je suis parti à STRASBOURG.
Les premières nuits j'ai dormi sous les ponts, comme les clochards. Je n'avais aucune volonté d'agir, je me suis laissé aller. Finalement on m'a guidé pour trouver une chambre. J'ai pris contact avec d'anciens copains. Et c'était parti pour me remonter le moral : DROGUE, ALCOOL, VICES de toutes sortes ...

Je priais déjà Dieu car au lycée un copain de l'internat qui lisait souvent la Bible m'avait invité à une soirée d'évangélisation. Ce soir-là j'avais juste compris qu'il était important d'avoir une relation personnelle avec Dieu à travers la prière. Donc de temps à autre je priais.
Mon allocation chômage était presque le même montant que mon un loyer. Il ne me restait pas grand chose pour vivre. Il y eut une période où je n'avais rien à manger du tout durant quatre jours, je n'avais plus un rond. J'étais triste et abattu. En flânant dans la ville j'ai trouvé un petit billet de banque (Dieu m'avait déjà aidé sans que je m'en rende compte, et c'est aujourd'hui que je le remercie).

Un an plus tard, sur un autre coup de tête, je quitte mon logement et mes copains. Et c'est parti pour la route. Mon but, c'était surtout de rencontrer quelqu'un de spécial en qui me confier, peut-être une femme, peut-être un homme ? Je voulais me sentir libre.
"Ma maison de tissu" sur le dos, je pars en auto-stop. Au bout de quelques jours, plus d'argent ; je vends ma guitare. Encore un peu de temps et je suis dans la dèche totale. Un autre routard me ramasse près de Sète et m'aide à trouver un boulot de vendangeur. Nous logions tous les deux sous un pont en plein été. Il me raconte ses aventures extravagantes, ma petite vie ce n'était rien à côté de la sienne. Je notais toutes ses histoires avec les miennes dans un carnet.

Au bout de deux mois, nous avons eu des frictions. Sur une engueulade je le quitte. Il menace de m'agresser avec son couteau. Je continue la route pour aller à Toulouse, là je m'installe et je trouve un nouveau job.
Au bout d'une année, fatigué, j'ai soif de rentrer chez mes parents.

En 1978, de retour chez moi en Alsace je suis étonné que mes parents m'acceptent à bras ouverts. Je me réinstalle. Pourtant, je continue à bâtir ma vie d'orgueil, j'y place pierre sur pierre.
Quelques temps plus tard, j'ai trouvé un boulot à Reichshoffen. Je devenais de plus en plus solitaire. Triste, je fumais un paquet et demi de cigarettes par jour. Je suis tombé dans une grande déprime, je voulais absolument me suicider, j'avais constamment un couteau sur moi en espérant trouver le moment favorable pour faire ce dernier geste. J'ai rencontré un collègue de travail, un vrai chrétien, qui m'a guidé à une soirée de projection d'un film et de témoignages. Ce même soir, Jésus frappa de façon miraculeuse à mon coeur. Je sentis des coups, comme si quelqu'un frappait réellement à mon coeur, le tout accompagné d'une drôle de sensation. Je n'ai pas réalisé ce qui s'est passé.

De retour dans ma chambre j'ai prié à genoux "Jésus entre dans ma vie", je n'ai rien senti et je me suis couché.

A partir de ce moment, Jésus-Christ m'a rappelé toutes les choses que j'ai volées, toutes les fois où j'ai menti, les blasphèmes que j'avais dits, j'étais très triste, et le soir en rentrant je pleurais beaucoup. Même des soirs entiers sur mon lit je pleurais ... Puis j'ai réalisé le pardon de Dieu et de nouvelles larmes m'envahissaient, je réalisais tout l'amour que Jésus me donna en pardonnant mes péchés passés. Ce pardon que le Seigneur Jésus me donnait m'a poussé à accepter de rendre l'argent volé, de me réconcilier avec les personnes à qui j'avais fait du tort, à régler devant mes amis les blasphèmes que j'avais proférés.
Au fil de ce cheminement humiliant, j'ai développé une soif incompréhensible de lire la Bible. En l'espace de quelques mois j'ai lu 5 à 6 fois le Nouveau Testament et découvert Jésus personnellement. Auparavant j'entendais parler de lui à travers la bouche du curé, mais cette fois-ci c'était plus motivant de comprendre par moi-même qui il était. Un des premiers miracles que Jésus a fait dans ma vie fut de me libérer de la cigarette.

J'avais déjà essayé sans succès à plusieurs reprises mais cette fois-ci j'ai impliqué Jésus. J'ai prié Jésus de m'aider à arrêter de fumer.

Du jour au lendemain j'ai arrêté. Et tous les jours je priais. Ce n'était pas une mince affaire : le soir j'étais en sueur, je dormais mal ; la journée j'avais des vertiges lorsque je marchais mais au bout d'une semaine la victoire était totale et sans séquelles, sans effets secondaires (pas d'excès de nourriture, pas besoin de sucer des bonbons ...).

Plus tard, j'ai réalisé que c'est Jésus qui a été puni pour mes fautes personnelles.

Dans la Bible une parole de Jésus a confirmé le pardon de tous mes péchés
"Je vous le dis en vérité, tous les péchés seront pardonnés aux fils des hommes et les blasphèmes qu'ils auront proférés"
(Evangile de Marc - chapître 3 verset 28).

Un second miracle impressionnant que j'ai vécu seul avec Dieu, c'était lorsque je fut rempli du Saint-Esprit et je fus rempli d'amour.

Jésus m'a délivré de toutes sortes de liens mauvais que j'ai laissé se tisser autour de ma personne à travers les vices et l'occultisme.

Il a fallu plus de 12 ans au Seigneur pour reconstruire ma vie, j'ai souvent chuté, rechuté et me suis découragé mais il me fallait persévérer lourdement et petit à petit surgissait en moi la vie stable de Jésus.

Le Seigneur m'a fait la grâce de me donner une épouse, qui est réellement une aide complémentaire pour moi, et depuis mon mariage le Seigneur m'a accordé d'être un homme plus épanoui. Je n'exagère pas en disant que j'aime le Seigneur Jésus car Il m'a aimé le premier, il m'a beaucoup aimé et je lui suis reconnaissant. En retour je l'aime et lui dédie ma vie. Mon désir profond c'est d'être utile pour Lui et de le servir avec simplicité et avec le même coeur de père avec lequel il m'a aimé.


Inscription sur un cruxifix de la ville faisant allusion au texte de la Bible
"Voici l'agneau de Dieu qui vous donne la Paix !" parole de Jean-Baptiste.

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