REICHSHOFFEN
  BAIGNADE A REICHSHOFFEN
  DEPUIS 1939, puis 1965
  JUSQU'EN 2015 ...
  PISCINES - BAINS MUNICIPAUX - RUE DES BAIGNEURS ...
   
 





LA PREMIERE PISCINE A REICHSHOFFEN




La première piscine était implantée près de l'actuel Supermarché "Match" anciennement

MIGROS.
(L'enceinte de la piscine est la clôture sombre - encadré jaune)





Emplacement de la 1ère piscine de Reichshoffen, sur un plan en 1964, à cette époque
elle était utilisée comme étang de pêche.


C’est la première piscine de Reichshoffen alimenté par l’eau du Schwarzbach. La piscine
était surtout étirée en longueur avec une séparation de planches en bois au milieu pour la
partie filles et l’autre partie pour les garçons.
Installée avant la seconde guerre mondiale, elle était utilisée par les jeunes. L’eau du
ruisseau apportait du sable et à la longue un grand dépôt se faisait au fond de la piscine.
Il y avait des aménagements de qualité, avec des vestiaires et une maisonnette avec un
guichet d’entrée pour payer l’accès, mais aucun maître nageur.
Les jeunes garçons nageaient de leur côté et de temps à autre ils passaient sous les
planches de séparations pour regarder nager les filles et bien sûr pour les embêter !
Deux jeunes sont morts noyés dans cette piscine le 30 mai 1940


Dans la séance du 4 mai 1938, le Conseil Municipal de Reichshoffen chargea le Conseiller
THIERSE d’élaborer un projet de piscine sur le Schwarzbach près de l’ALMENBRUCKE
(pont des communaux). Alexandre FLORENTIN proposa l’implantation d’une piscine sur le
Falkensteinerbach près de son restaurant, Faubourg de Niederbronn (actuellement LA PLAGE).
Cette dernière proposition fut rejetée. Le projet THIERSE fut accepté le 24 avril 1939 par
13 voix contre 5. L’inauguration de la piscine fut fixée au 16 juillet 1939.
Les Conseillers décidèrent des prix d’entrée et des horaires. Ils nommèrent un maître-nageur,
un ouvrier d’entretien et une caissière.



L’inauguration de la piscine fut fixée au 16 juillet 1939.



Piscine en activité en 1939.


Après la guerre, la piscine fut réquisitionnée par l’association de pêche locale qui y plaçait
des poissons et était donc utilisé comme étang de pêche, car il y avait trop de sable au fond
de la piscine.


L'espace piscine est devenu "étang de pêche".



LES BAINS MUNICIPAUX




Bâtiment démoli et remplacé par une grande jardinière.



Emplacement du local Bain Municipal en 1962, il était situé derrière l'ancienne Mairie
(actuel Crédit Mutuel) et à côté de l'église catholique.



RUE DES BAIGNEURS (BADERGASSE)



En 1919, la traduction en français de "Badergasse" a donné "rue des Baigneurs".
On peut s'interroger et sur la raison de cette dénomination et sur l'importance des activités
de ces professionnels, qui veut que les autorités locales les aient immortalisés en nommant
une certaine ruelle à juste titre "rue des Baigneurs".
L'information quant à la justification d'une telle appellation nous est donnée par les
archives : "Dans la spécification des immeubles rentes et droits appartenant à l'évêché
a Reichshoffen en 1606 ... 3e une maison près de la porte, les Bains et la maison curiale ... "
(ADBR G 1392), et encore par cet extrait du Livre terrier de 1720, page 240 :
"Ein Haus, Scheuer und Stall einseits neben dem Almend, anderseits neben der Bach stosst
vornen auf die Badergass und hinden auf die Mauer und zum Theil der Mittelgraben, ist das
gemeine Bad gewesen... Johannes Cramer Eygen" (Emplacement de la maison Paul Rudloff).
En somme, dès 1606, puis en 1720, il est fait mention, à Reichshoffen, de bains publics.
Le bain public, établissement privé aussi appelé "Stuba", "Stupa" ou "Badestube", fut un
privilège seigneurial tout comme celui du pressoir, du moulin ou du four. Pourquoi cette
faveur et comment fonctionnaient ces bains ?

Au Moyen Age, comme dans l'Antiquité romaine, les gens qui jouissaient d'une situation
matérielle convenable et les plus modestes avaient recours à l'eau des bains à la fois pour
la propreté du corps et pour conserver et améliorer la santé. Hommes et femmes prenaient
des bains ensemble (du moins un certain temps) dans des cuves en bois cerclées, remplies
d'eau chaude. Les gens du Moyen-Age, tout comme les anciens Romains, adoraient ces
endroits. On venait aussi pour se rencontrer, bavarder, s'amuser ... même pour manger et
boire en prenant un ban partiel dans le "Kübelbad". Nombreuses installations étaient dotées
de bains de vapeur. On produisait la vapeur en arrosant des pierres brûlantes avec de l'eau.
Les clients, assis ou étendus sur des bancs, transpiraient dans cette étuve. Valets et servantes
faisaient couler de l'eau tiède aromatisée de substances d'origine végétale sur les personnes
et les frictionnaient énergiquement afin d'amplifier la sudation. Charles Wittmer écrit dans
"Bains et baigneurs à Strasbourg au Moyen-Age" article publié dans les Cahiers alsaciens
d'archéologie, d'art et d'histoire, tome V, de 1961: "On ajoute également à l'eau des
ingrédients de toutes sortes, par exemple de la potasse ou des herbes et plantes odorantes
soit pour augmenter la valeur curative ou simplement pour aromatiser le bain de l'étuve.
Ainsi nous trouvons des feuilles de rose, de lavande, de sauge et autres. Pour des raisons
uniquement thérapeutiques, on se sert du Kräuterbad, du Ölbad afin de fortifier le corps ...
" Entretenir le feu, porter l'eau, remplir et vider les cuves, frotter les clients ... nécessitaient
la présence du maître baigneur et de ses employés.
Le maître baigneur, ou Bader, devait se conformer à certaines règles : engager des valets
et des servantes (Bademagd), installer des cuves, un fourneau, des bancs ... ne chauffer que
les jours fixés d'avance. Ecoutons à ce propos Paul Adam dans « Charité et assistance en
Alsace au Moyen Age » : " Tous les bains, même ceux à vapeur, consommaient beaucoup
de bois de chauffage. Pour cette raison, les séances de bains étaient limitées au lundi,
mercredi et samedi en hiver ... " Enfin, il était demandé au maître baigneur de veiller à
l'ordre et à la décence dans leurs "Badestuben".
Aux valets et servantes incombaient certaines tâches comme : monter l'eau du puits,
la chauffer, surveiller le feu, remplir, vider et nettoyer les baignoires, masser le client
avec un linge rude ou à l'aide de branches pour augmenter la transpiration, l'asperger
alternativement d'eau chaude et d'eau froide. Le maître baigneur prodiguait encore
d'autres soins. Il posait des ventouses, pratiquait la saignée, soignait les petites blessures.
En outre, il coupait les cheveux et rasait les barbes. Evoquons encore Paul Adam dans le
recueil cité plus haut : " ... On trouvait une boutique annexe où un baigneur coupait les
cheveux et soignait fa barbe; parfois les soins de coiffure étaient donnés dans la
Badestube elle-même. Les baigneurs tenaient évidemment à ces soins sanitaires divers
qui leur rapportaient des recettes appréciables. Inutile de préciser que la concurrence
entre baigneurs et barbiers (Scherer) a été ardente, d'autant plus que "les barbiers avaient
la charge exclusive de tous ces soins avant la création des Badestuben", écrit encore
Paul Adam. Il fallait donc impérativement trouver un remède à cette opposition.
Citons une dernière fois Paul Adam qui se réfère à la Scherer und Bader-Ordnung de
Mulhouse, publiée le 4 mai 1464 et qui ordonne: "Les baigneurs ne pourront plus
désormais ... tondre ou faire tondre leurs clients, mais devront se limiter à leur métier de
baigner les gens. Les barbiers-chirurgiens ne devront pas ventouser ou baigner les gens".
La rivalité entre Bader et Scherer, baigneurs et barbiers, prit ainsi fin lorsque les autorités
en firent deux professions distinctes.


Madame Monique ROMBOURG
(extrait de l’annuaire de la Société d’histoire de Reichshoffen N° 16 – Mars 1996)



PISCINE ACTUELLE



1965.



La piscine actuelle, commencement des travaux vers 1964 et inaugurée à l'été 1965.



Séparation par ligne de flotteurs ... !
(La première piscine était séparée par des planches en bois).
Bassin de 25 mètres de longueur.



RENOVATION



Une rénovation pourrait être envisagée sur 3 ou 4 ans en étalant ces travaux de
plusieurs centaines de milliers d'€ ! Cette piscine a toujours été d'un intérêt social.
Les premiers travaux de rénovation ont commencées en 2012, remplacement des conduites
rouillées ...
En 2013, après 48 années de baignade cet espace a besoin un lifting de mise aux normes !


Des travaux de rénovation sont à envisager !
Depuis 2013, chaque année une amélioration ou réparation sont à effectuer !



COÛT



Le coût annuel du fonctionnement de la piscine est de lors de 90 000€



En moyenne, la commune peut tabler sur 5 000 entrées payantes pour la saison estivale.
En 1995, 13 783 entrées payantes.
En 2002, il y eut plus de 11 000 entrées et en 2003, plus de 21 000 entrées !






RENOVATION OU DESTRUCTION ?




Faut-il détruire la piscine actuelle ou la rénover ?

Un référundum était suggéré, mais la crainte qu'une rénovation l'emporte a sûrement fait
renoncer à une consultation publique !


En 2014 et 2015 la tuyauterie de la piscine, en mauvaise état, est restaurée ...



 

 

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