Bienvenue dans les communes du nouveau canton de Reichshoffen !
  PRESENTATION DE LA COMMUNE DE LAUBACH 
  L'ANCIEN PETIT HAMEAU LAUBACHERHOF
  Email : mairie.laubach@free.fr - mairie.laubach@wanadoo.fr
   
  Maire de Laubach : Jean-Louis KLIPFEL





Bienvenue à LAUBACH !



Borne de délimitation du ban de Laubach



LAUBACH


Formes anciennes : Louenbuah, Loubach, Lobachen, Laubacherhof

Laubach pourrait signifier : "L'endroit où le terrain est glissant"
D'un mot ancien Lavacum, formé sur la racine paléo-européenne LAW qui signifie
"contenant un mouvement en soi" c'est à dire "un terrain instable, glissant" suivi du
suffixe ACUM transformé en germanique BACH. Laubach n'étant pas situé sur un
ruisseau, la solution RUISSEAU TIEDE ne convient pas !
Source M. Michel Paul Urban





SUPERFICIE - ALTITUDE


Le ban communal s'étale sur une superficie de 169 ha
Altitude minimum de 176 mètres et un maximum de 218 mètres.
Altitude de la Mairie 205 m, altitude moyenne 197 m.


EVOLUTION DE LA POPULATION


En 1793, il y avait 138 habitants.
En 2012, la commune comptait 312 habitants.
Depuis mars 2015, ce village est rattaché au nouveau canton de Reichshoffen.



ARMOIRIES




Les armoiries de Laubach se décrivent de la façon suivante :
« D'argent au fermail de gueules, sans ardillon. »


Le fermail est un anneau métallique, c'était une parure-vêtement qui servait à fermer un habit,
il fonctionne comme une broche. L'ardillon est la partie traversante en forme d'aiguille.
Nom donné aux boucles des ceinturons, baudriers, harnais, ...
En héraldique la présence du fermail était une marque de dignité, on s'en servait pour faire des
présents aux personnes de considération.
Est-ce que les nobles d'autrefois considéraient la possession de Laubach comme honorable et
digne ?



HISTORIQUE


Le village s'est établi, il y a environ dix siècles aux confins Nord-Ouest de l'immense forêt de
Haguenau à l'endroit où celle-ci semble s'étrangler pour former cette bizarre excroissance
appelée le "Zang"
Si les origines carolingiennes sont contestées, il semble toutefois établi que les premiers habitants
furent des pionniers qui défrichèrent la forêt de Haguenau entre la Sauer et la Zinsel, Laubach
est ce que l'on appelle un "village-rue" : les habitations se sont construites le long d'une chemin
forestier. Dans son écriture actuelle, son nom rappelle d'ailleurs la forêt toute proche : LAUB.

Aux 10 et 11ème siècles
Le village est fief royal et domaine des Comtes de Lützelbourg, coppropriétaires avec les Staufen
de la Forêt de Haguenau.

Au 12ème siècle
En 1133, le Comte de Lützelbourg fait dont à l'abbaye de Neubourg nouvellement fondée sur son
fief, d'une "grangia", sorte de garnde ferme, située sur le territoire de Laubach. Pourtant, tout le
village n'appartenait pas au couvent de Neubourg puisque c'est l'Abbaye de Seltz qui prélevait
la dîme. Il s'en suivit un litige qui, malgré un accord de 1151, ne fut réglé qu'en 1214.
On peut penser qu'à cette époque la population du village travaillait les terres de cette ferme qui
a dû engloutir au fil des années ce qui restait de propriétés privées.

Au 14ème siècle
Neubourg devient entre temps une abbaye florissante et la sévère règle cistércienne se relâche.
Mais avec la prospérité, les dussenssions apparaissent au sein de la communauté, il semble que
l'empereur veut imposer son chapelain de Haguenau en lieu et place de l'abbé. La communauté
partagée se sépare. Dietrich et les moines qui lui restent fidèles trouvent refuge à Strasbourg. A
cette crise interne s'ajoute la mise à sac du couvent par des mercenaires anglais qui déferlent
en bandes sur la région après le traité de Brétigny (1360).
Dans L'impossibilité de gérer ses possessions, l'abbé Truttmann se voit obligé de vendre
quelques-unes de ses plus belles fermes, dont celle de Laubach aux bénédictins de Walbourg
en 1378.


Vestiges du portail d'entrée de l'abbaye de Neubourg.


16ème siècle
En 1525, commence la "Guerre des Paysans", soulèvement des populations rurales contre les
abus et les exigences financières des évêques et des abbayes. Celle de Walbourg est dévastée.
Elle ne s'en relèvera plus et sera rattaché, avec tous ses domaines, à l'abbaye de Wissembourg
et à l'évêché de Speyer.

17ème siècle
La Guerre de Trente Ans (1618-1648) apporte son lot de dévastation et de misère dans la région,
dans les villages alentours, les habitants sont massacrés, ou ne voient leur salut que dans la fuite.
Laubach, qui à cette époque, comptait une centaine d'âmes, est pillée et incendiée. Les terres
restent en friches pendant plus de 12 ans.
En 1648, le traité de Westphalie donne l'Alsace à la France et met fin à la suzeraineté de l'évêque
de Speyer sur les terres de Walbourg qui passent en 1685 aux Jésuites de Strasbourg puis au
Grand Sminaire.

18ème siècle
A l'aube de la Révolution, l'abbaye Sainte-Walburge était propriétaire de toutes les terres de
Walbourg, Hinterfeld, Durrenbach et Laubach, elle avait des possessions dans une vingtaine de
villages autour de la forêt de Haguenau, Eschbach, Hegeney, Biblisheim, Gunstett, Forstheim,
Griesbach, Mietesheim ...
Ces biens sont confisqués et vendu en 1796. A Cette époque, Laubach devient une municipalité
autonome et compte 161 habitants. Pourtant, ce n'est qu'au début du 19ème siècle que les
paysans peuvent racheter leurs terres et le ban du vllage aura sa superficie actuelle vers 1850.


Puits de 1755


En 1870
La bataille du 6 août 1870, épargne Laubach.

1914-1918
La Grande Guerre vida Laubach de sa main d'oeuvre masculine. Cette guerre fit sa moisson de
victimes (au total 5) estropia les uns, en épargna d'autres.
C'est à cette époque que le village connut l'un des grands bouleversements qui marqueront le
20ème siècle : l'électricité vient éclairer nos foyers et envoie au musée la traditionnelle lanterne
à pétrole.





1939-1945
Laubach connaît une première occupation, française de 1939 à 1940, puis allemande du 29 juin
1940 à novembre 1944. Mais ce n'est qu'à la fin 1944 que le village sera directement impliqué
dans la guerre
Le 2 décembre 1944, avant l'arrivée des Alliés, l'armée du Führer recrute tout ce qui peu encore
servir sous ses drapeaux, c'est le "Volksturm".
La libération du village aura été de courte durée puisque le 20 janvier 1945 les alliés se replient
sur la Zinsel après la bataille de Hatten et Rittershoffen. Ils sont suivis de près par les troupes
allemandes qui réinvestissent le village de Laubach le 22 janvier 1945 et installent leurs canons
dans les vergers,juste derrière les maisons.
Le 29 Janvier, Fuchs Joseph doit recenser les habitants, le 14 février arrive l'ordre d'évacuation,
le 15 février, les "SS" pressent les retardataires de partir. Plus d'un mois plus tard, le 16 mars, le
village est repris par les Alliés et la population a hâte de revenir.
Depuis, la tranquilité s'est installée dans ce village jusqu'à nos jours futurs !


Source : Brochure de LAUBACH NOTRE VILLAGE, parue en mars 1990.


EXTRAIT HISTORIQUE A TELECHARGER



Le transport du houblon, autrefois à Laubach.



LES HABITANTS



Les habitants de Laubach sont appelés LAUBACHOIS(ES).



PHOTOS




Initialement logée dans le clocher de l'église de Laubach, cet ancêtre de presque 300 ans est
déposé à la mairie de Laubach. Fabriquée par le fondeur Mathaeus Edel de Strasbourg en 1736
Aujourd'hui, la cloche a été installé dans la maisonnette du columbarium.









La fanfare du 81 BCP à Laubach en 1940.



La première église de Laubach était en fait une chapelle, l'église Saint Joseph date de 1821.



LAUBACHERHOF




Le Laubacherhof était autrefois un hameau de Laubach.



Depuis la jonction, le Laubacherhof est devenu un quartier rapproché du village, c'est
désormais la Rue du Hof. (Photo ECTM)



Une ferme au 36 Rue du Hof, le logis de la maison porte la date 1830.



Soucieux de préserver la nature environnante en vue de l'aménagement du P.L.U, le Maire a
sollicité des spécialistes de la nature pour apporter des conseils de plantations et d'aménagement !
Bravo pour cette démarche et action de préservation de la nature !
C'est une démarche unique !



Crucifix très ancien.



Elevage de daims à Laubach (propriété du Maire)





Lien web (à compléter) :
LAUBACH



     

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