Bienvenue dans les communes du nouveau canton de Reichshoffen !
   
  PRESENTATION DE LA COMMUNE DE BIBLISHEIM
  ET LE VILLAGE DISPARU DE "BIBELSHEIM"
  Email : mairie@biblisheim.fr
  Maire de Biblisheim : Mme Mireille CABIROL DE SAINT GEORGES





DNA, ANNONCE INSOLITE DU JOUR (14 MAI 2015) !



Vous pouvez tous souhaiter un joyeux anniversaire à Clara pour ses 18 ans !
N'hésitez pas à lui téléphoner ou via Facebook ...




BIBLISHEIM



Les noms anciens du village :
Biburesdorf, Biburestorf, Biberesthorf, Biberesdorph, Biberesdorf, Bibelis, Bibelisheim



Biblisheim en Alsacien : Biwelse


En 1310 le nom de Biblisheim était "Bibelies" et signifierait
« l'habitation de l'eau souterraine ».
Le village est formé au cours du bas Moyen Âge autour d'un monastère de Bénédictines
fondé en 1074, aujourd'hui en ruines. Il prit le nom de Bibelies par référence au village
plus ancien de Altbibelies, situé à deux kilomètres à l'ouest, sur la rive droite du
Bieberbach, bras de la Sauer. Le suffixe germanique –heim fut ajouté tardivement.
Explication complémentaire : Altbibelies, appelé aussi Bibersdorf (Bibursdorf 773,
Biberesheimo marca 781, Altbibelies 1445, par opposition à Bibelies = Biblisheim),
disparut au début du XVe siècle. Le radical BIB- provient finalement du nom du
Bieberbach, dont l'étymon Biberacum est bien connu en toponymie.
Le rapprochement traditionnellement opéré avec le nom du « castor » (allemand Bieber,
celtique bebros) est un phénomène de patronymie, ayant entraîné une modification
orthographique () dans l'hydronyme, mais pas dans les toponymes (). L'origine de ces
noms est la racine paléoeuropéenne PIP/BIB « eau souterraine » : les sources de la
station hydrominérale de Morsbronn-les-bains sont à 1 km de l'ancien Bibersdorf.

Source : Lieux dits – Dictionnaire étymologique et historique des noms de lieux en Alsace
Editions du Rhin – Michel Paul URBAN


Interprétation variée : "Le ruisseau aux castors"


D'après A. BRUCKNER et A. SCHRICKER « Biblisheim » correspondait à « Biburesdorf »
mentionné dés 773 dans le manuscrit traditionum Wizemburgensium (folio 37a).
La localité sera mentionnée à plusieurs reprises dans les « Traditiones » de l'abbaye de
Wissembourg. Ainsi en janvier 774 sous la forme « Biburestorf villa », en mai 774
(« Biberesthorf villa ») en août 824, « Biberesdorph locus » et enfin un acte rédigé à
« Biblisheim » en 837 in villa Bibersedorf ait état d'un affranchissement d'esclaves moyennant
un ces deux derniers redevable à l'abbaye de Wissembourg. Biblisheim est un village impérial
du bailliage de Haguenau, siège d'une abbaye de Bénédictines fondées au XIIe siècle.
Vestiges de l'abbaye.

R.S. Bibl. BRUCKNER A. 1949



SUPERFICIE - ALTITUDE


Le ban communal s'étale sur une superficie de 224 hectares
Altitude minimum de 152 mètres et un maximum de 159 mètres.


EVOLUTION DE LA POPULATION



En 1793, il y avait 153 habitants.
En 2012, la commune comptait 336 habitants.
Depuis mars 2015, ce village est rattaché au nouveau canton de Reichshoffen.



ARMOIRIES




Les armoiries de Biblisheim se décrivent de la façon suivante :
« Coupé : au premier d'argent à la crosse de gueules mouvant de la partition,
au second de gueules à la tête et au col de cygne d'argent. »"


La crosse symboliserait l'ancien monastère des bénédictins.
La blancheur du cygne est le symbole du converti catholique. Le cygne a un plumage blanc
mais une peau noire. Allégoriquement la couleur blanche du plumage signifie le prétexte sous
lequel la peau noire est dissimulée.
Pour un croyant, le péché a été effacé par le sacrifice de Jésus, le chrétien ne le pratique plus !
C'est également le cimier des armoiries des Hanau.



LE PASSE




Le village est cité pour la première fois dans le manusrit de Wissembourg (773) sous le nom de
Biberesdorf (en alémanique signifie village aux abords du Biberbach, le ruisseau aux castors, mais
selon M. Urban signifierait l'habitation de l'eau souterraine) !
Mais c'est en 1101 que le comte Thierry de Montbéliard, grand-père de Frédéric Barberousse,
fonda l'abbaye de Biblisheim. L'Alsace appartient alors au Saint-Empire romain germanique.
Ce couvent est une abbaye de femmes, de l'ordre des Bénédictines. L'histoire du village est liée
à celle du couvent. En 1310, l'empereur germanique Henri VII concéda d'importants privilèges
forestiers au village dans la forêt de Haguenau. En 1445, les terres du village sont réparties
entre l'abbaye de Walbourg et celle de Biblisheim. En 1464, l'abbaye, très appauvrie, a failli être
concédée à Walbourg pour devenir un couvent d'hommes.

En 1493, l'église est reconstruite.
Au XVème siècle, le Couvent de Biblisheim possédaient des terres à Langensoultzbach.
Après la guerre de Trente Ans (1618-1648), l'abbaye de Biblisheim fut dévastée au point qu'il ne
restait que trois religieuses.
Pendant plus de soixante ans vinrent alors des religieuses de l'abbaye Saint-Lazare de Seedorf
en Suisse. À la fin du XVIIe siècle, des fermiers suisses s'installent sur les terres de l'abbaye qu'ils
défrichent. En 1699, le couvent perd ses privilèges forestiers.

Au XVIIIe siècle et jusqu'à la Révolution, l'abbaye connut la période la plus prospère de son
existence.
Sous l'impulsion des religieuses, le village prit son essor à partir de 1680, celui-ci vit en effet se
développer des activités agricoles et piscicoles, notamment grâce aux trois rivières traversant le
ban de la commune (le Halbmuhlbach, la Sauer et l'Altbach également nommé Antiqua Sera) et
aux trois grands étangs de l'abbaye (le Setzweiher, le Mittelweiher et le Diffenwaldweiher).
Aujourd'hui, on trouve encore au cadastre le lieu-dit du Weihermatten. L'abbaye possédait
également quatre moulins sur la Sauer et une scierie.

En 1791, les sœurs durent quitter les lieux. Presque 700 après sa fondation, ce fut la fin de
l'abbaye.
Le 24 novembre 1794, l'abbaye et ses terres furent vendues aux enchères comme biens
nationaux.

En 1831 est construite une filature mécanique de chanvre et de lin. L'usine est construite en
partie avec des matériaux provenant de l'abbaye. Dix ans après, l'usine de tissage s'arrête, elle
est transformée en une usine de tissage qui a fermé définitivement ses portes en 1955. Il y eut
par ailleurs une raffinerie de pétrole dépendant de Pechelbronn et qui est devenue un atelier de
réparation vingt deux ans après son édification.

Aux XIXe et XXe siècles, le village voit son histoire se confondre avec celle de l'Alsace, il devient
allemand par la suite du traité de Francfort du 10 mai 1871. Il fait à ce moment partie du
Reichsland jusqu'en 1918. Par le traité de Versailles, l'Alsace revient à la France à la suite de la
Grande Guerre où Biblisheim voit dix de ses enfants perdre la vie (Emile Gatty le 14/2/1915,
Frédéric Halke le 29/2/1915, Charles Pfeiffer le 15/7/1915, Jacques Weigel en juillet 1915,
Georges Muller le 28/2/1916, Camille Karli le 13/7/1916, Emile Wenger le 5/7/1916,
Philippe Hildenbrand le 9/1/1917, Joseph Fehr en juillet 1918 et Joseph Muller le 11/11/1918).

Lors de la Seconde Guerre mondiale, si le village n'est pas frappé par les mesures d'évacuation
qu'ont connu les zones situées à la proximité de la frontière allemande, il est aussi touché par les
autres malheurs qui affectent l'Alsace à ce moment. Annexion à l'Allemagne au cours de l'été
1940, les noms de rues, de personnes, de lieux, les enseignes devant être germanisés.
L'allemand devient la langue administrative, l'usage du français est interdit en public.
Dès septembre 1940 débute l'embrigadement des jeunes dans les organisations de jeunesse
(Jeunesses hitlériennes et Bund Deutscher Mädel). Le 8 mai 1941, par ordonnance du Gauleiter
Wagner, les jeunes doivent partir travailler six mois en Allemagne au titre du RAD
(Reichsarbeitsdienst).
Le 25 août 1942 entre en vigueur le décret d'incorporation de force, les jeunes doivent partir
combattre pour un pays qui n'est pas le leur, l'Allemagne. 9 Biblisheimois perdent la vie
Il y eut aussi un mort civil lors des bombardements qui ont précédé la libération du village à la
mi-mars 1945.
Les noms de tous ces défunts sont inscrits sur le monuments aux morts édifié au sein de l'église
du village.

Par la suite, l'histoire du village se confond avec celle de la France, entrée dans l'Union
Européenne en 1957, passage à la monnaie unique, l'Euro (€) en 2002.
En mars 2015, le village est rattaché au nouveau canton de Reichshoffen.

Source Wikipédia


Extrait Historique à télécharger



L'ancienne raffinerie de Biblisheim
Des sociétés pétrolières concurrentes de la Société Le Bel à Pechelbronn exploitaient dès 1882
le champ de Biblisheim. En 1897, elles furent reprises par "Elssäsische Petroleum Gesellschaft"
dont le siège social se situait à Amsterdam et qui absorbait peu à peu les champs du voisinnage :
Schwabwiller, Oberstritten, Ohlungen et la concession de Cleebourg.
Le niveau prétrolifère le plus profond fut découvert en 1909, à 600 mètres de la zone dolomitique
(zone qui contient de la roche sédimentaire carbonatée composée d’au moins 50% de dolomite)
sous la couche rouge épaisse de 80 mètres.


MAIRE DE BIBLISHEIM
Depuis 2001 Madame Mireille CABIROL DE SAINT-GEORGES



LES HABITANTS


Les habitants de Biblisheim sont appelés BIBLISIENS et BIBLISIENNES.

Les habitants sont également appelés Sandhase "lapins de sable", le village est entouré de terres
sablonneuses.

Les "Sandhase" aiment bien se traîner dans le sable comme ces jeunes militaires !



PHOTOS ET HISTOIRE




Filature de lin et de chanvre : en 1831 Joseph Saglio, propriétaire de l'ancienne abbaye de
Biblisheim, créa une filature sur l'emplacement de l'ancien moulin de l'abbaye, en bordure de
la Sauer. Cette filature fut vendue par sa veuve en 1844 à Victor Saglio.
Cette famille possédait également à Biblisheim une demeure (appelée château) située rue de
l'Eglise, qui fut détruite en 1865. La filature resta en activité jusque vers 1955.
Vendue à un particulier, elle fut transformée en habitation.



Le monument aux morts.

Il s'agit d'une plaque située à l'intérieur de l'église, à la droite de l'autel lorsque l'on rentre dans
l'église. La plaque du monument aux morts surplombe les dalles funéraires érigées en grès des
Vosges sur le mur et à même le sol en mémoire des abbesses du couvent de Biblisheim.
Il existait aussi, près de l'église, six tombes allemandes de la Seconde Guerre mondiale,
déplacées vers 1965 vers un cimetière militaire.
Le premier monument est construit en grès des Vosges, le nom des défunts ainsi que la date
de leur mort sont inscrits sur une plaquette rectangulaire surmontée d'une inscription en
allemand Zum Andenken an die im Weltkriege 1914-1918 Gefallenen von Biblisheim qui,
traduite en français signifie « en souvenir des morts de Biblisheim durant la Guerre mondiale
1914-1918 ». Cette inscription est elle-même surmontée d'une pietà, c'est-à-dire une image
religieuse montrant la Vierge Marie priant pour le salut de l'âme du Christ agonisant.
Sur le fronton de cette pietà est inscrit de manière arrondie et en latin Mater dolorosa
Ora pro nobis ce qui, traduit en français signifie « mère douloureuse, prie pour nous ».
Après la Seconde Guerre mondiale, de part et d'autre de la pietà furent apposées deux plaques
de forme rectangulaire, il s'agit d'inscriptions donnant le nom des morts de 1939-1945.
Ce deuxième monument est construit en granit lisse et porte simplement l'inscription 1939-1945.
Toutes les inscriptions sont gravées et recouvertes de dorures.
On constate dans l'ordre du relevé des morts une différence puisque les victimes de 1914-1918
sont inscrites dans l'ordre chronologique de leur mort, avec la date de leur mort ; alors que les
victimes de 1939-1945 sont quant à elles inscrites par ordre alphabétique.
Le monument est d'une hauteur d'environ un mètre et d'une largeur d'environ trois mètres.



Église Saint Jean-Baptiste (Biblisheim)

Eglise Saint Jean Baptiste fut élevée dans le village après la destruction de l'église abbatiale de
bénédictines ; la date 1809 est gravée sur le portail d'entrée.






L'église remploie un certain nombre d'éléments provenant de l'ancienne abbaye.



L'ABBAYE DISPARUE




Actuellement, il ne subsiste rien de l'abbaye, ici un chapiteau provenant de l'abbaye et
déposé au Musée historique de Haguenau

COMPLEMENT D'INFORMATION SUR l'ABBAYE
Une abbaye de bénédictines dédiée à la Vierge et à saint Jean-Baptiste fut fondée en 1101 par
Thierry comte de Montbéliard, en bordure de la Sauer ; sa fille Gonthilde en fut la première
abbesse. En 1310, d'importants privilèges forestiers dans la forêt de Haguenau furent accordés
à l'abbaye par l'empereur Henri VII. Au début du 18e siècle l'abbaye fut reconstruite :
le bâtiment central et deux ailes neuves furent élevés, l'église qui avait été reconstruite en 1493,
fut remaniée avec ajout d'un clocher ; les travaux débutèrent en 1717 et furent achevés en 1722.
Au 18e siècle, l'abbaye possédait un moulin, une tuilerie, une scierie de bois et une auberge.
En 1791, les religieuses furent obligées de quitter le couvent, qui fut vendu en 1794 à Philippe
Georges Helmstetter de Pfaffenhoffen. L'église fut alors vidée de son contenu, avant d'être
revendue à Joseph Saglio en 1808 et finalement détruite, ainsi que les bâtiments conventuels.
Une nouvelle église fut élevée en 1809 au centre du village, remployant des éléments de l'église
abbatiale et une partie de son mobilier. Joseph Saglio, avait racheté les bâtiments et le terrain
occupé par l'abbaye, il fit construire vers 1830 une filature à l'extrémité est de la propriété avec
des matériaux provenant des ailes des bâtiments conventuels.
Actuellement il ne subsiste rien de l'abbaye proprement dite ; le plan cadastral napoléonien
de 1827 appelle la parcelle concernée :
Gegen der Abbtey hinueber.
Seule la fouille du sous-sol permettrait peut-être de dégager les fondations des bâtiments,
aucune construction n'ayant remplacé l'abbaye. Cependant la ferme 37 route de Walbourg,
qui n'est plus habitée a probablement abrité avant la Révolution l'hôtellerie de l'abbaye ;
en effet les religieuses ne pouvaient pas recevoir d'invités dans leur couvent et cette demeure
leur permettait d'accueillir leurs hôtes. C'est un logis en pan de bois, à un étage, qui porte la date
1736 peinte sur un poteau cornier. Un article de presse donne la date 1757 pour sa construction.
Des dépendances en briques remplacent les bâtiments indiqués sur le plan cadastral
napoléonien.



Zone de l'ancienne abbaye.



Lieu de l'emplacement de l'ancienne abbaye.



Sur place, le seul vestige rescapé de l'abbaye, l'ancienne clôture de délimitation.



Marie portant l'enfant Jésus, provenant de l'ancienne abbaye (photo prise sur place)
Actuellement exposée au Musée de Haguenau.



Dépendance de l'ancien Moulin qui faisait partie de l'abbaye.



Aujourd'hui au moulin, le propriétaire a replacé une roue pour produire de l'électricité.



Dalle funéraire provenant de l'abbaye de Biblisheim (enmurée sur la facade de l'église) :
La crosse est celle de l'abbesse (ou de la prieure qui est indiquée dans l'inscription) ;
les armoiries à deux clefs en sautoir ne sont pas identifiées. Elles pourraient être celles d'une
abbesse !


LEGENDE
Autrefois un tunnel souterrain reliait l'abbaye de Biblisheim au couvent de Walbourg.
Un lieu où les moines et les nonnes auraient entreposé des trésors avant de s'enfuir devant la
horde des prédateurs de l'Histoire.
Le Mystère d'un Chariot d'or de l'Abbaye de Biblisheim comportant les trésors accumulés
reste entier. On a appelé cette charrette précieuse D'Golkütsch !














Liens webs (à compléter) :
LIEN FACEBOOK
www.biblisheim.fr (non actif)
GENEALOGIE



LE VILLAGE DISPARU "BIBELSHEIM"



Une carte du 17ème siècle présente la situation de Biblisheim et le village disparu de
"Bibelsheim". Le domaine de l'Abbaye empiétait sur ce village !


La présence de l'abbesse Cristé dans ce lieu.

Armoiries de l'Abesse Cristé de Bibelsheim (Armorial d'Hozier) :
Les abbesses ont leurs armoiries sur un écu en forme de losange.
Porte au premier d’azur à un rameau de chêne de sinople glandé de trois pièces d'or et
feuillé, au deuxième de gueules à une clef d’argent et un monticule à trois coupeaux d’or
mouvants de la pointe et brochants sur le parti.

Le rameau de chêne symbolisant la puissance et l'invincibilité.
La clef d'argent symbolise le pouvoir sur les fidèles croyants de la terre.
La foi est appuyée sur la trinité divine (symbolisée par les 3 coupeaux d'or).

Etudes armoiries : Copyright Bernard SCHMITT



     

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